1990 – Géomaticien

La géomatique est née de la concaténation de deux mots : géomètre et informaticien. Ce sont nos amis canadiens et plus exactement québécois qui ont inventé ce terme pour désigner la profession qui allait s’occuper de traiter informatiquement l’espace géographique. Aujourd’hui plus personne ne se pose de question pour trouver on chemin. Fini les cartes et vive le GPS ! Sachez que celui-ci fonctionne à l’aide d’algorithmes qui analysent des informations géolocalisées afin de déterminer des itinéraires, des parcours, et par ces analyses nous conduit là où nous devons aller.   

« De quoi sommes-nous propriétaires ? » voilà la question qui m’a été posée lorsque j’ai intégré un grand groupe de la distribution (Auchan) qui possédait beaucoup de foncier par l’intermédiaire de sociétés et de structures complexes où le démembrement de la propriété était d’usage de telle manière que répondre à la question initiale revenez à faire l’inventaire des droits réels qui était détenus par telle ou telle société.

Alors que les systèmes d’informations géographiques balbutiaient il a fallu inventer l’outil capable d’analyser les droits de propriété par des algorithmes afin retrouver l’origine de propriété d’un terrain en défiant deux complexités : la généalogie parcellaire d’une part et la succession d’actes et de titres de propriété ne portant que sur tout ou partie des droits réels d’autre part. La combinaison de ces deux complexités a donné naissance à un SIG qui aujourd’hui encore fonctionne grâce à l’architecture pionnière basée sur la modélisation d’un système cadastral et juridique complexe.

Ce système traite aussi bien la pleine propriété, l’usufruit, la nue propriété et ce, quelque soit la situation : terrain, bâtit, copropriété, division en volume.

Cette aventure d’une dizaine d’année a été une période d’intenses créations et d’inventivités pour répondre à une seule question patrimonial et surtout que chacun puisse par des manœuvres simples accéder à cette information.