1981 – Géomètre

Lorsque j’étais jeune géomètre, un de mes professeurs m’avait appris à rechercher « l’exacte vraie vérité » à propos de la détermination de la juste mesure. C’est à partir de cette notion de recherche de la juste mesure que toute la profession s’articule. Chaque mesure effectuée à l’aide d’un instrument comporte une marge d’erreur inhérente à l’appareil employé et sa méthode de mise en œuvre ; c’est cette marge acceptable d’erreur ou tolérance qui permet d’utiliser les mesures faites pour les calculs, de longueur, de surface, etc. et d’extrapoler les résultats.

De la chaine d’arpenteur, au télémètre laser d’aujourd’hui les principes restent les mêmes. Cela permet la délimitation des biens et l’application du droit de propriété, ouvrant ainsi cette profession très technique vers une partie plus juridique. Le domaine juridique n’est-il pas non plus celui qui fixe par les lois et les règlements l’exacte vérité ?

Ce préambule, fait référence à mes études, mais aussi au début de ma carrière professionnelle et pose aussi le problème de la tolérance. Jusqu’où peut-on aller sans risque d’être en dehors de ce qui est permis ? Cette question semble être universelle car elle touche tous les domaines.